'44 Fables
& l’on prendroit pour former un corps, ce quine seroit propre qu’à en former un d’un genreou dune espèce tout-à-fait differente de celuiqu’on se propose* Car l’homme vient de l’hom-me, le bœuf du bœuf, la plante de sa propresemence, & le métal de la sienne. Celui quichercheroit donc hors de la nature métalliquel’art & le moyen de multiplier ou de perfec-tionner les métaux seroit certainement dans l’er-reur. II faut cependant avDuer que la Nature nssçauroit par elle seule multiplier les métaux,comme le fait l'art Hermétique. II est vrai queles métaux renferment dans leur centre cettepropriété multiplicative ; mais ce font des pom-mes cueillies avant leur maturité, suivant ceqrsen dit Flamel. Les corps ou métaux parfaits(* Philosophiques) contiennent cette semenceplus parfaite, & plus abondante; mais elle y estsi opiniâtrement, attachée, qu’il n’y a que la so-lution Hermétique qui puisse l’en tirer. Celuiqui en a le secret, a celui du grand œuvre , sil’on en croit tous les Philosophes. II faut, poufy parvenir, connoître les agens que la Natureemployé pour réduire les mixtes à leurs prin-cipes; parce que chaque corps est composé dece en quoi il se résout naturellement. Les prin-cipes de Physique détaillés ci-après font très-propres à servir de flambeau pour éclairer les paSde celui qui voudra pénétrer dans le puits deDémocrite, & y découvrir la vérité cachée dansles ténèbres les plus épaisses. Car ce puits n’estautre que les énigmes, les allégories, & les obs-curités répandues dans les ouvrages des Philoso -