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plus étroite ; cet esprit les chassa vers la régioslinférieure, où elles conservèrent les ténèbresdans lesquelles elles étoient premierement ensé-velies. Les parties plus tenues, & devenues ho-mogènes de plus en plus par ^uniformité deleur ténuité & de leur pureté, furent élevées &poussées vers la région supérieure, où moins con-densées elles laissèrent un passage plus libre à lalumière, qui s’y manifesta dans toute fa splendeur.
Ce qui prouve que l’abîme ténébreux, le ca-laos , ou la premiere matière du monde, étoitune masse aqueuse & humide, cest quoutre lesraisons que nous avons rapportées, nous en avonsune preuve assez palpable fous nos yeux. Le pro-pre de seau est de couler, de fluer tant que lachaleur sanime, & Tentretient dans son état defluidité. La continuité des corps, sadhéfíon deleurs parties est due à l’humeur aqueuse. Elle estcomme la colle ou la soudure qui réunit & lieles parties élémentaires des corps. Tant quellersen est point séparée entierement, ils conser-vent la solidité de leur masse. Mais íi le feu vientà échauffer ces corps au-delà du dégré nécessairepour leur conservation dans leur maniéré d’êtreactuelle, il chasse , raréfie cette humeur, la faitévaporer, & le corps se réduit en poudre, parceque le lien qui en réunissoit les parties n’y est plus.
La chaleur est le moyen & rinstrument quele feu employé dans ses opérations ; il produitmême par son moyen deux effets qui paroissentopposés, mais qui font très-coníormes aux loi*de la Nature, & qui nous représentent ce quis'est passé dans le débrouillement du cahos, Êa