Egyptiennes et Grecques.
II est cependant très - vraisemblable que cetabîme ténébreux, ce cabos étoit une matièreaqueuse ou bumide, comme plus propre & pinsdisposée à être atténuée, raréfiée, condensée, ocservir par ces qualités à la construction des Cieux8c de la Terre.
I/Ecriture Sainte nomme cette masse informetantôt terre vuide, & tantôt eau, quoiqu’elle nefut actuellement ni Vune ni Vautre , mais feu-lement en puissance. II servit donc permis deconjecturer quelle pouvoir être à peu près commeUne fumée , ou une vapeur épaisse 8c ténébreuse,stupide Lc sans mouvement, engourdie par uneespèce de froid, 8c sans action, jusqu’a ce quela même parole qui créa cette vapeur y infusa unesprit vivifiant, qui devint comme visible &palpable par les effets qu’il y produisit.
La séparation des eaux supérieures d avec lesinférieures, dont il est fait mention dans la Ge-nèse, semble s’être faite par une espèce de su-blimation des parties les plus subtiles, 8c lesplus tenues d’avec celles qui l’étoìent moins, àpeu près comme dans une distillation, où lesesprits montent 8c se séparent des parties les pluspesantes, plus terrestres, 8c occupent le haut duvase, pendant que les plus grossières demeurent
au fond.
Cette opération ne put se faire que par lerecours de cet esprit lumineux qui fut infusé danscette masse. Car la lumière est un esprit igné,qui en agissant fur cette vapeur, 8c dans elle,rendît quelques parties plus pesantes en les con*stsníànt, 8s devenues opaques par leur adhéfiost
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