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devient le véhicule de ces facultés, & les com*munique aux corps qui en font formés , ou quien font plus susceptibles par l’analogie qu’ils óntavec elles. Ce font ces facultés que Ton appelleinfluences. Nombre de Physiciens en nient l’exis-tence, parcs qu’ils ne les connoissent pas.
On divise le feu en trois, le céleste, le ter-restre ou central, & l’artificiel. Le premier estle principe des deux autres, & se distingue enfeu universel, & feu particulier. L’universel ré-pandu par-tout excite & met en mouvement lesvertus des corps ; il échauffe & conserve les se-mences des choses infusées dans noire globe,destiné à leur servir de matrice. II développe lefeu particulier ; il mêle les élémens, & donnela forme à la matière.
Le feu particulier, est inné, & implanté danschaque mixte avec fa semence. II n agit gueresque lorsqu’il est excité j il fait alors dans la par-tie de rÛnivers, ce que le Soleil son pere faitdans lé tout.
Par-tout où il y a génération, il y a nécessai-rement du feu, comme cause efficiente. Les An-ciens le pensoient comme nous (a). Mais il estsurprenant qu’ils ayent admis une contrariété, &une opposition entre le feu & l’eau, puisqu’il n’ya point d’eau sans feu, & qu’ils agissent tou-
(s) Inde hominum pecudumque genus, vifceque vo-lantum ,
Et quae marmorèo sert monstra sub ®quote pontus.
Igneus est illis vigor, & cœkstis origo
Seminibus. 'ffrg. JEneid. L 6.