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Tome premier.
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Egyptiennes et Grecques. 89

jours de concert dans les générations des indi-vidus.

Tout œil un peu clair -voyant doit au con-traire remarquer un amour, une sympathie, qui |fait la conservation de 1 Univers, le cube de laNature, & le lien le plus solide, pour unir lesélémens, & les choies supérieures avec les infé-rieures. Cet amour même est, pour ainsi dire >ce que 1 on devroit appeller la Nature, le tni-tnílre du Créateur, qui employé les élémens pourexécuter ses volontés selon les loix qu il lui aimposées. Tout se fait dans le monde en paix& en union , ce qui ne peut être un effet de lafaine & de la contrariété. La Nature ne seroitpas si semblable à elle-même dans la formationdes individus de même eípece, si tout chez ellet* e se saisoit pas de concert. Nous ne verrions<}ue des monstres sortir de la semence hétérogènede peres perpétuellement ennemis, & qui secombattraient sans cesse. Voyons-nous les ani-maux travailler par haine & par contrariété à lapropagation de leurs especes? Jugeons des autresOpérations de la Nature par celle-: ses loix fontsimples & uniformes.

/ Que la Philosophie cesse donc dattribuer Tal-teration, la corruption, la caducité, la déca-dence des mixtes à la contrariété prétendue entreles elemens : elle se trouve dans la pénurie & lafaiblesse propre à la matière premiere ; car dansm cahos Prigidà non pugnabant calidis , humen-tiajìccis. Tout y étoit froid & humide , qualitésJui conviennent à la matière, comme semelle.Le chaud & le sec, qualités masculines 8c f-r- ,