Band 
Tome premier.
Seite
90
JPEG-Download
 

9 o Fables

melles lui 'font venus de la lumière, dont elle areçu la forme. Aussi id est - ce quaprès la retraitedes eaux que la terre fut appellée aride ou sèche.

Nous voyons lans cesse que le chaud & le íècdonnent la forme It tout. Un Potier ne réussiroitjamais à faire un vaíè, fi la sécheresse ne donneà fa terre un certain degré de liaison & .de soli-dité. La terre est-elle trop mouillée , trop molle,,c'est de la boue, c'est un limon , qui na aucuneforme déterminée.

Tel étoit le cahos, avant que la chaleur de lalumière leut raréfié, & fait évaporer une partiede rhumidité. Les parties íè rapprochèrent, lelimon du cahos devint terre , & une terre duneconfidence propre à servir de matière à la for-mation de tous les mixtes de la Nature.

Le chaud & le sec ne sont donc que des qua-lités accidentelles à la premiere matière. Ellersen a été douée qifen recevant fa forme (u)-Aussi, ifest-il point dit cfans la Genese que Dieutrouva le cahos tr'es-bon 3 comme il f allure de lalumière & des autres choses. Labîme semblerf avoir acquit un dégré de perfection, que lors-qifil commença à produire.. La confusion, ladifformité, une densité opaque, une froideur,une humidité indigeste j & une impuissanceétoient son appanage ; qualités qui indiquent u ncorps languissant, malade, disposé à la corrup'lion. II a conservé quelque chose de cette tacheoriginelle & primitive , & en a infecté tous l eScorps qui en font sortis, pour être placé dan scette basse région. Cefl pourquoi tous les mixte®{a) Genes. ch. i.