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Tome premier.
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i^ô Fables

est une eau, que pluíìeurs Auteurs, & particu-lierement Raymond Lulle (a) ont appelle urinedenfant. De- auíîì la fable dOrion, engendrede surine de Jupiter , de Neptune 8c de Mer-cure.

La matière, est une & toute chose .

Les Philosophes toujours attentifs à cacher tan tleur matière que leurs prochédés, appellent in-différemment leur matière, cette même matièredans tous les états elle fe trouve dans le coursdes opérations. Ils lui donnent pour cet effetbien des noms en particulier qui ne lui con-viennent quen général, & jamais mixte na eUtant de noms. Elle est une & toutes choies , dl-fent-ils, parce quelle est le principe radical detous les mixtes. Elle est en tout & semblable àtout, parce quelle est susceptible de toutes lesformes, mais avant quelle soit spécifiée ù quel-que espece des individus des trois regnes de laNature. Loríquelle est spécifiée au genre mine-rai, ils diíènt quelle est semblable à sor, parcequelle en est la base, le principe & la mere.Cest pourquoi ils rappellent or crud , or vola-til, or immeur , or lépreux. Elle est analogue au*métaux, étant le mercure dont ils sont composés*Lesprit de ce mercure est û congelant quon I enomme le pere des pierres tant précieuses quevulgaires. II est la mere qui les conçoit, f hu-mide qui les nourrit, 8c la matière qui les fait-

Les minéraux en font áuffi formés ; 8c comiu*

(a) Lib. Secretorum & alibi,