Egyptiennes et Grecques. 1411 antimoine est le Profilée de la Chymie, & leminerai qui a le plus de propriétés & de vertus,Artéphius a nommé la matière du grand œuvre■Antimoine des parties de Saturne. Mais quoi-î e ^ e donne un vrai mercure, il ne faut pass imaginer que ce mercure se tire de l'antimoineVulgaire, ni que ce soit le mercure commun.Philalethe nous assure (a) que de quelque façonst u on traite le mercure vulgaire, on n ? en fera ja-biais le mercure Philosophique. Le Cosmopolitedit que celui-ci est le vrai mercure , & que le mér-ité commun n'est que son frere bâtard (b). Lors-9 u e le mercure des sages est mêlé avec l'argent Sc.or, il est appelle l’électre des Philosophes , leurairain, leur laton , leur cuivre, leur acier; &clans les opérations, leur venin , leur arsenic ,mur orpiment, leur plomb, leur laton qu'il fautblanchir; Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, láLune & le Soleil.
Ce mercure est une eau ardente , qui a la vertude dissoudre tous les mixtes, les minéraux; lespierres, 8c tout ce que les autres menstrues oueaux fortes ne fçauroìent faire, la fauîxdn vieil-*atd Saturne en vient k bout; ce qui lúi a faitdonner le nom de dissolvant’universel.
. Paraeelse en parlant de Saturne s’exprímeainfí (c)» : II ne feroit pas à prôpos que l'on» le persuadât, encore moins que l'on fut îns-» truit des propriétés cachées dans l'intérieur dé,5 Saturne ; & tout ce qu'on peut faire avec lui
(a) Introitus apertus, &c.
{p) Dialog. Mercur. Alkemistae & Nature.
( c ) CçcIujb Philosoph. Can, de Saturno»