Egyptiennes et Grecques. 2oí'
deux corps hétérogènes ne se mêlent point en-semble, o a ne peuvent rester long-tems unis;que lorsque seau a dissout une certaine quantitéde sel j elle n’en dissout pas davantage ; que plusles corps ont d'afíxnité ensemble , plus ils sem-blent se chercher, & quitter même ceux qui en°nt se moins pour se réunir à ceux qui en ontle plus. Ces expériences font connues, particu-lièrement entre les minéraux & les métaux.
L’Artiste du grand œuvre sc propose la Naturepour modèle, il faut donc qu’il étudie cette Na-ture pour pouvoir l’imiter. Mais comment trouvéeses poids & ses combinaisons ? Quand elle veutfaire quelque mixte elle ne nous appelle pas àson conseil, ni à ses opérations, tant pour voieses matières constituantes, que son travail dans1 emploi qoelle en fait. Les Philosophes Her-métiques ne sc lassent point de nous recomman-der de suivre la Nature , sans doute qustls la con-noissent, puisqu’ils sc flattent d’être scs disci-ples. Ce seroit donc dans leurs ouvrages qisonpourroit apprendre à simiter. Mais l'un (a) ditw qu’il ne faut qrsune feule chose pour parfaireM sœuvre , qu’il tsy a qrsune pierre, qu unew médecine, qusem vaisseau , q'esun régime , &» qrsune seule disposition ou maniéré pour fairew successivement le blanc & le rouge. Ainsi,M quoique nous disions, ajoute le même Auteur,« mets ceci, mets cela ; nous nscntendons pasw qu il saille prendre plus d une chose , la mettrew une feule fois dans le vaisseau, & le fermes
Artéphius,