202 Fables
55 ensuite jusqu’à ce que Toeuvre íoit parfaite
55 accomplie.que. l’Artiste isa autre chose
55 à faire qu'à préparer extérieurement la ma-55 tiere comme il faut, parce que d’elle-même55 elle fait intérieurement tout ce qui est néces-55 faire pour se rendre parfaite ... ainst prépare |55 & dispose seulement la matière, & la Nature55 fera tout le reste. «
Raymond Lulle nous avertit que cette choseunique, nest pas une feule chose prise indivi-duellement, mais deux choses de même nature,qui rsen font qu’une ; s’il y a deux ou plusieurschoses à mêler, il faut le faire avec proportion,poids & mesure. Nous en avons parlé dans l’ar-ticle des signes démonstratifs , fous les nom* ;d’Aigle & de Dragon ; 8c nous avons auffi donn eles proportions des matières requises pour la mui- ^tiplication. On doit voir par-là que les propor-tions des matières ne font pas les mêmes dansle premier 8c le second œuvre. ,
Régies générales tr'es-infiruclives.
II ne faut presque jamais prendre les parole*des Philosophes à la lettre ; parce que tous leutStermes ont double entente, 8c qusils affecter^d’employer ceux qui font équivoques. Ou s’il sfont usage des termes connus 8c usités dans I elangage ordinaire (a ), plus ce qu’ils disent p*'toit simple, clair 8c naturel, plus il faut y soup-çonner de sartisice. Timeo danaos 3 & dona j e "
(H Geber, d’Efpagnet, 8 c plusieurs autres.