ai6 Fables
Phtatk par ses compatriotes, Taut par les P fié"niciens (u), & Hermes Trìfmégijle par les Grecs.La Nature sembloit savoir choisi pour son fa-vori , & lui avoir en conséquence prodigue' touteSies qualités nécessaires pour Pétudier & la con-noître parfaitement; Dieu lui avoir, pour ainsidire, infusé les arts & les sciences, afîn qu’sien instruisit le monde entier.
Voyant la superstition introduite en Egypte»
& qu’elle avoir obscurci les idées que leurs peresleur avoient donné de Dieu, il pensa sérieuse-ment à prévenir l’idolàtrie, qui menaçoit de seglisser insensiblement dans le culte Divin. Maisil sentit bien qisil ìsétoit pas à propos de' dé- jcouvrir les mystères trop sublimes de la Nature i& de son Auteur à un peuple auffi peu capable 'd’être frappé de leur grandeur, qu’il étoit périsusceptible de leur connoissance. Persuadé querot ou tard ce peuple les tourneroit en abus, siRavisa dsinventer des symboles si subtils, & si■difficiles à entendre, que les sages , ou les géniesles plus pénétrans seroient les seuls qui pour-roient y voir clair ; pendant que le commun deShommes n’y trouveroit qffiun sujet d'admiratiòn.Ayant cependant dessein dé transmettre ses idéesclaires & pures à.la postérité, il ne voulut paSles laisser à deviner, fans déterminer leur signi-fication, & fans les communiquer à quelquespersonnes. II fit choix pour cet effet d’un certainnombre d’hommes qisil reconnut les plus pro-grès à être les dépositaires de fou secret, & feu*
(«) Eusçb, 1.1. c. 7,