Egyptiennes et Grecques. 219
Ee grand secret qu’observerent les Prêtres, &les hautes sciences qu’ils profeíïoient les firentconsidérer, & respecter de toute PEgypte, tantPendant les longues années qu ils n J eurent pointâe communication avec les étrangers, quaprèsquils leur eurent laissé la liberté du commerce.E Egypte fut toujours regardée comme le fémi-nité des sciences & des arts. Le mystère queles Prêtres en faiíoien't irritoit encore davantagela curiosité. Pithagore (a) toujours envieux d’ap-Prendre, consentit même à souffrir la circonci-sion , pour être du nombre des initiés. II étoitCo effet flatteur pour un homme, de se trouver^'stingué du commun , non par un secret dont1 objet n’auroit été que chymerique , mais parstes sciences réelles, qu’on ne pouvoit apprendrefans cela j puisqu"elles ne se communiquoientflue dans le fond du Sanctuaire (é), & feule-°tent à ceux qué l’on en trouvoic dignes, parretendue de leur génie, & par leur probité.
Mais comme les loix les plus sages trouventtoujours des prévaricateurs, & que les choses lesmieux instituées font sujettes à ne pas durer tou-jours dans le même état. Les figures hiérogly-phiques , qui dévoient servir de fondement -iné-
Cataclyjmutn ex sacra dia-leSío -- '= -
1 ìn linguam Grcccarnlitteris hieroglyphicís , &p osait eas in libro Agathodœmon fecundus Hermès ,pat t r Tat, in adytìs tem-plorum JEgypùorutn , quaspronunciavit ipfi Phdadd-pho Régi secundo Ptolotnxo,
qui in lïbros fothios\ itafcrïbit : Régi magno Pto-lomao, &c. Euseb. in So-zomenis.
(<i) S. Clém. d’Alexand.I. 1. Strom.
C b) Justin. quîçst. ad or-thod.