Band 
Tome premier.
Seite
220
JPEG-Download
 

220 F k B L E S

branlable pour appuyer la véritable Religion,& la soutenir dans toute fa pureté, surent uneoccasion de chute pour le peuple ignorant. LeSPrêtres obligés au secret pour ce qui concernoitcertaines sciences, craignirent de le violer enexpliquant ces Hiéroglyphes quant à la Reli-gion , parce qi/ils /imaginèrent fans doute, qu i!fe trouveroit des gens du commun allez clair-voyans, pour soupçonner que ces mêmes hiéro-glyphes iêrvoient en même tems de voile à quel-ques autres mystères ; & qvsils viendraient enfinà bout d'y pénétrer. II fallut donc quelquefoisleur donner le change, & ces explications for-cées tournèrent en abus. Ils ajoutèrent mêmequelques symboles arbitraires à ceux qu'Hermèsavoit inventés ; ils fabriquèrent des sables qui femultiplièrent dans la fuite, & l'on /accourant»insensiblement k regarder comme Dieux les cho-ses qur'on ne présentoir au peuple que pour lu!rappelles l'idée du seul & unique Dieu vivant'.

II n'est pas surprenant que le peuple ait donneaveuglement dans des idées auiiï bisarres. Perlaccoutumé k réfléchir fur les choses qui ne ten-dent pas à la ruine de ses intérêts, on au risquede. sa vie, il laisse à ceux qui ont plus de loisir,le t soin de penser & de l'instraire Les Prêtres neraiíònnoient guéres avec lui que symbolique-ment , & le peuple prenoit tout k la lettre. Ueût dans les commencemens les idées qu il de-voir avoir de Dieu & de la Nature ; il est mêmeVraisemblable que le plus grand nombre les con-servèrent toujours. Les Egyptiens qui passoientpour les plus spirituels & les plus éclairés de

r