Egyptiennes et Grecques. 221
toas les hommes auroient-ils pu donner dans desabiurdités auísi grossières, & dans des puérilitésridicules que celles qu"on leur attribue ? Ondoit pas même le croire de ceux d’entre lesGrecs qui surent en Egypte, pour se mettre au™ de ces sciences qu’on isapprenoìt que pachiéroglyphes. Si les Prêtres ne leur dévoilèrentPas à tous le secret de Y Art sacerdotal , au moinsleur cacherent-ils pas ce qui regardoit la Théo-rie& la Physique. Orphée se métamorphosa,Pfur ainsi dire, en Egyptien , & s'appropria leursjdées & leurs raií'onnemens au point que leshymnes, & ce qu’elles renferment (u), annon-h?nt plutôt un Prêtre d’Egypte qisun Poète Grec.rf fut le premier qui transporta dans la Grece les• tables des Egyptiens ; mais il n'est pas probableS u un homme , que Diodore de Sicile appelle*f plus sçavant des Grecs , recomtnandable parton esprit, & ses connaissances, ait voulu dé-biter dans fa patrie ces fables pour des réalités.Les autre? Poètes Homere, Hésiode, auroient-ilsVoulu de sang froid tromper les peuples, en leurdonnant pour de véritables, histoires des faitscontrouvés, & des acteurs qui nexistèrent jamaise n effet ?
Un disciple devenu maître donne communé-
(<z) Q uodvel indepatet,1 Uod Orphei Hymni nefcìoqu-id JEgyptiacum oleant ;l mo kìeroglyphìcam doBrì-n am. myflerìofis fuis allego-r iis ïta exaÛè txhibeant; ut*on à Grctço fed Mgypdo
saceriote compofìtï videan-tur. Kircher. Ob. Pamph.1 . z. c. 3. Ce témoignagedu P. Kircher n’a pu persua-der les Sçavans, qui regar-dent les ouvrages d’Orphéecomme supposés. '