2Í>o Fables
se saitpoînt de conjonction du Soleil avec la Lunesans que Mercure, voisin du Soleil, y foie présent.
Osiris & Isis furent donc regardés comme l'é-poux & l’épouse j le frere & la sœur, enfans deSaturne, selon les uns (a), fils de Cœlus selond'autres (h ), Typhon passoi t seulement pour leurfrere utérin, parce que la liaison des parties ho-mogènes, inaltérables & radicales avec les par-ties hétérogènes, impures & accidentelles desmixtes se fait dans la même matrice, ou dansles entrailles de la terre. Toutes les mauvaisesqualités qu'on attribuoit à Typhon, nous décou-vrent parfaitement ce que l'on avoit dessein designifier par lui. Nous en dirons quelque chose |de plus détaillé dans la fuite. !
Ces quatre personnes Osiris, Isis, Mercure & !
Typhon, croient chez les Egyptiens les princi-pales & les plus célébrés j trois passoient pourdes Dieux, & Typhon pour un esprit malin.Mais pour des Dieux de la nature de ceux dont iHermès parle à Ásclépius, je veux dire des Dieuxfabriqués artistement par la main des hommes.
(c) A ces quatre ils joignirent Vulcain, inven-teur du feu, que Diodore fait pere de Saturne,parce que le feu Philosophique est absolumentnécessaire dans l’œuvre Hermétique. Ils leur asso-cièrent aulsi Pallas, ou la sagesse, la prudence
(a) Diodor. de Sicile.ib) Kirch. p. 179.
{c) Asclépius, & ho rum,o Trifmcgijlc, Deorum ,quiterreni habiliter , cujusmodiejl (jualitat? Trism. Cons-
tat, 0 Asclepi, de herbis , jde lapidlbus, 6> aromatïbu s•vim Divinitatis naturalerithabentibus ìn se. Hermès il* 'Asclepio. ,