332 Fables
avec un autre Mercure inconnu à M. l’Abbé Ba*nier, au moins dans le sens que ces promulg*'teurs de la Mythologie en avoient. Le peu d®connoissance qu’on avoir de ce Mercure , q lîlaccompagna en effet Osiris dans son voyage, aoccasionné les faux raisonnemens que la plûp aítdes Auteurs ont fait fur Anubis ; ce n’est donc p aSfur leur témoignage qu’ìl faut établir ses conj eC>cures, & fonder ses jugemens. Le P. Kircher ( a )est un de ceux qui a mal-à-propos confondu aveÇle ton décisif qui lui est ordinaire, Mercure Tris'mégiste avec Anubis, & qui s’est persuadé feus*sentent que les Egyptiens le représentoient feu 5la figure d’Anubis. Unde pofierì virum tam od'
' miran id jcientid pr&dCitum inter Deos relatum dt'vinìs honorìbus coluerunt , eum Anubin vocanteS)hoc est, canem ob admirabilem hujus in, rebliS )quâ ïnventendis y quâ investigandis fagacitateifl 'il a été íàns doute trompé par les explication 5des hiéroglyphes Egyptiens,.données par Hor*'polio (é), qui dit que le chien étoit le symbol 4d’un Ministre, d’un Conseiller, d’un Sécrétais®d’Etat, d’un Prophète, d’un.Sçavant, &c. Pfe'tarque peut ausii avoir contribué à tromper ii° sMythologues en donnant à ce Dieu le n ost*d"H erm- Anubis s qui signifie Mercure Anubis*Apulée auroit cependant pu les tirer d’erreuf js’ils avoient fait réflexion fur la description qu’ilen fait en ces ternies : „ Anubis est i’interptècs» des Dieux du Ciel, & de ceux de Tenter. B
f*) Obelisc. Pamph. p.
(p) Liv. i. Explicat. 39..