372 Fables
Ton n'avoit égard qu'aux pratiques populaires, qulne font souvent qu'une superstition peu éclairée.
Le secret confié aux Prêtres d’Egypte n’avoitdonc pas pour objet le culte du vrai Dieu ; &le culte des animaux étoit relatif à ce secret-Intimidés par la peine de mort, & connoissantd'ailleurs les conséquences funestes de la divul-gation de ce secret, ils le gardcient inviolable-ment. Le peuple ignorant les vraies causes de csprétendu culte des animaux, ne pouvoir en don-ner que des raisons frivoles, conjecturales & fa-buleuses. II eût fallut les apprendre de ceux qulavoient été initiés, & ils ne les di foi en t pas. LesHistoriens qui n’étoient pas de ce nombre se sonttrouvés dans le même cas que Diodore. L'onentrevoir seulement à travers les nuages de ce straditions fabuleuses, quelques rayons de lumièreque les Prêtres & les Philosophes avoient laissééchapper. Horus-Apollo n'a suivi lui-même queles idées populaires dans Tinterprétation qu’il adonné des hiéroglyphes Egyptiens. Ce n est doncpas aux explications qu’en donnent ces Auteurs »qu'il faut s’en tenir; puisqu’on íçait très-bienqu'ils n'étoient pas du nombre des initiés, Scque les Prêtres ne leur avoient pas dévoilé leursecret. II faut examiner seulement le fimple récitqu’ils font des choses, & voir s'il y a moyende trouver une base sur laquelle tout cela puisserouler, un objet auquel & les animaux pris eneux-mêmes, & les cérémonies de leûr culte pré-tendu puissent tendre & se rapporter en tout,au moins dans leur institution primitive. Tousceux qui, comme le P. Kircher, ont voulu don."