Egyptiennes et Grecques. 371’
a yent pas íçu le vrai, puiíque les Prêtres obligésà un secret inviolable sur cet article, s'étoientbien donné de garde de les leur déclarer. Cefont ces mauvaises raisons qui ont jetté un lîgrand ridicule fur le culte que les EgyptiensOndoient aux animaux. Regardés dans tous lesteins comme les plus sages, les plus avisés, lesplus industrieux des hommes , la source mêmeOu les Grecs & les autres Nations puisèrent touteleur Philosophie & leur sagesse, comment lesEgyptiens auroient-ils donné dans de si grandesabsurdités? Pythagore, Démocrite, Platon, So-crate, &c. sçavoient bien sans doute quelles ren-fermoient quelques mystères, que le peuple ignq-toit, mais dont les Prêtres étoient parfaitementinstruits. Ce culte étoit par lui-même lî puérile,quil ne pouvoit être tombé dans l'esprit d’unaussi, grand homme que l'étoit Hermès Trismé-giste son inventeur, s’il n "avoir eu des vues ul-I Prieures , qu’il ne jugea pas à propos de mani-t lester à d'autres qu'aux Prêtres , pensant que lesinstructions qu’on donnoit d’ailleurs au peuplepour lui faire connoître le vrai Dieu, & en con-server le culte, sussiroient pour l'empêcher de*omber dans l'idolâtrie. Hé, malgré les instruc-tions journalières que l'on donne de la vrayeReligion, & du culte religieux qui doit l'accom-Pagner, combien les peuples n y introduiíènt-ilsPas de superstitions ? Je ne crois pas, dit M.
. i Abbé Panier (u), qu'il y eût de Religion dansie monde qui fût exempte de ce reproche, íf
(a) Myth, T, I. p. 5 Ia *