Egyptiennes et Grecques. 375
e lîe qui nous la fournit , comme les autres chosesnécessaires à la vie, & le Bœuf est le plus utile•J l’homme, par fa force, sa docilité, son travail«ans l’agriculture , dont les Philosophes em-ployent fans cesse l'allégorie pour exprimer lesopérations de l’Art Hermétique. C’est pour cetter aifon que les Egyptiens disoient allégoriquementstsslíìs & Oíîris avoient inventé 1 agriculture ;qssils en faisoient les symboles du Soleil &la Lune. Oíîris & Ilìs n’étoient pas mal dé-fignés par le Bœuf, même suivant les idées queQuelques Auteurs attribuent aux Egyptiens à cetégard. Oíîris lignifie feu caché, le feu qui animetout dans la Nature , & qui est le principe de lagénération & de la vie des mixtes. Les Egyptienspensoient, suivant le témoignage d’Abénéphi (u),lue le génie & Pâme du monde habitoient dansBœuf ; que tous les figues ou marques dis-tìnctives d’Api s étoient autant de caractères sym-boliques de la Nature; les Egyptiens, au rap-port d’Eusebe, disoient auífi qu'ils remarquoientdans le Bœuf beaucoup de propriétés solaires,dt qu'ils ne pouvoient mieux représenter OíîrisVu le Soleil, que par cet animal.
Mais s’il est vrai, dira-t-on, que les Prêtresd’Egypte ne préteudoient pas donner au peupleApis pour un Dieu, pourquoi lui décerner unVulte & des cérémonies ? je réponds à cela, que
(a) Dicebant autemjígyptii quod íub Bovehabitaret genius, ipse est® n ima mundi & omne"gnum, quod observabant
in corpore ejus, illud pu-tabant stgnum quoddam &caracterem Naturae. Abe~nepkius , de cultu JEgypt,
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