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Tome premier.
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Z76 Fables

le culte nétoit pas un culte de latrie ou une vé-ritable adoration , mais seulement relatif, & descérémonies telles que celles qui font en usagedans les fêtes publiques , ou à peu près commeTon donne de leucens aux personnes vivantes»vu aux figures qui font représentées fur leurstombeaux. Cest une pure marque de vénérationpour leur rang, ou pour leur mémoire ; & lonne prétend pas leur rendre les mêmes honneursquàla Divinité. Les Prêtres avoient dailleursdeux raisons plausibles den agir ainsi. Pénétresde reconnoissance envers le Créateur , pour unegrâce si spéciale que celle de la connoissance delÀrt sacerdotal, ils vouloient non seulement luien rendre des actions de grâces en particulier »mais ils vouloient auíïì engager le peuple à yjoindre les siennes, puisquil profitoit de cettegrâce, quoique sans le sçavoir , par les avantagesquil retiroit des productions de lArt Herméti-que. On présentoir en conséquence à ce peuple»qui ne se conduit gueres que par les sens, ra-nimai le plus utile & le plus nécessaire, pourlengager à penser au Créateur & à recourir àíui, en lui donnant occasion de'réfléchir sur se*bienfaits. II ne pouvoit voir Dieu. Tout occupedes choses terrestres, il lui falloit un objet sen-sible qui le lui rappella íàns cesse, & en parti-culier dans certains tems, cest-à-dire, les joursde fêtes & de pompes instituées pour cela. Cestlidée que lon doit avoir des Prêtres dEgypte àcet égard ; & je crois que lon doit penser avec P. Kircher (a) , & bien dautres sçavans, que(s) Quicquid igitur portentorum coluit Aigyptus