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le culte n’étoit pas un culte de latrie ou une vé-ritable adoration , mais seulement relatif, & descérémonies telles que celles qui font en usagedans les fêtes publiques , ou à peu près commeTon donne de l’eucens aux personnes vivantes»vu aux figures qui font représentées fur leurstombeaux. C’est une pure marque de vénérationpour leur rang, ou pour leur mémoire ; & l’onne prétend pas leur rendre les mêmes honneursqu’àla Divinité. Les Prêtres avoient d’ailleursdeux raisons plausibles d’en agir ainsi. Pénétresde reconnoissance envers le Créateur , pour unegrâce si spéciale que celle de la connoissance del’Àrt sacerdotal, ils vouloient non seulement luien rendre des actions de grâces en particulier »mais ils vouloient auíïì engager le peuple à yjoindre les siennes, puisqu’il profitoit de cettegrâce, quoique sans le sçavoir , par les avantagesqu’il retiroit des productions de l’Art Herméti-que. On présentoir en conséquence à ce peuple»qui ne se conduit gueres que par les sens, ra-nimai le plus utile & le plus nécessaire, pourl’engager à penser au Créateur & à recourir àíui, en lui donnant occasion de'réfléchir sur se*bienfaits. II ne pouvoit voir Dieu. Tout occupedes choses terrestres, il lui falloit un objet sen-sible qui le lui rappella íàns cesse, & en parti-culier dans certains tems, c’est-à-dire, les joursde fêtes & de pompes instituées pour cela. C’estl’idée que l’on doit avoir des Prêtres d’Egypte àcet égard ; & je crois que l’on doit penser avecIç P. Kircher (a) , & bien d’autres sçavans, que(s) Quicquid igitur portentorum coluit Aigyptus ■