Egyptiennes et Grecques. 415
v ent dans la fuite des tems avoir été interprétésP^r des gens peu ou point instruits de leur véri-table signification. Les Auteurs qui ont puisélans cette source impure n'on t pu la transmettre5 Ue de la maniéré qu’ils l’ont reçue, ou peut-etr e encore plus défigurée. II semble même qu'Hé-r °dote, Diodore de Sicile, Plutarque, & quel-les autres cherchent à excuser les Egyptiens,apportant des raisons vraisemblables du culteTì ils rendoient aux animaux. Ils disent qu’ilsa doroient dans ces animaux la Divinité dont lestributs se manifesloient dans chaque animal,Nme le Soleil dans une goûte d’eau qui esthappée de ses rayons (a). II est certain d'ailleurs'h'e tout culte n'est pas un culte religieux, &^eore moins une vraye adoration ; & tout cefi est placé dans les Temples, même pour être°bjet de la vénération publique, n'est pas audes Dieux. Les Historiens ont donc pu se\ r °niper dans le- récit qu'ils ont fait des DieuxCle l'Egypte, même quant à ce qui regarde!t leCl) he du peuple, & à plus forte raison pour ce^d.regardoit les Prêtres & les Philosophes, donts ’gnoroient les mystères,i, ^'écriture symbolique connue sous le nomhiéroglyphes, n’étoit pas contraire au desiein^ lle les Egyptiens avoient de travailler pour la^°dérité. M. le Comte de Caylus (6) n'est pas, tr é dans leurs idées à cet égard. Ces hiárogly-surent un mystère dans le tems même de
(f) Plutarq. de Isid. & Ofir.v®) Recueil d’Antiq. pag. 2.