Band 
Tome premier.
Seite
439
JPEG-Download
 

Egyptiennes et Grecques. 439

r °ches ne íçauroient à la vérité se trouver au lieuparqué dans Homere ; mais jaurois cru quilet oit pins à propos de chercher les moyens dac-c °rder M. lAbbé Banier àvec Homere, que dac-Cuser ce Poëte derreur pour éluder les difficultés1 L ie cet endroit faisoit naître. II est aisé de se tiréed embarras quand on a recours à de semblableste ffburces. Homere avoit fans doute ses raisonsP°ur placer ces roches errantes ; car la plupartdes erreurs que l'on trouve dans ce Poète, &dans les autres inventeurs des fables, semblentVêtre mises avec affectation, comme pour indi-gner à la postérité que ce font des fictions putes<Kil s débitent, & non de véritables histoires. Les^eu x que lon fait parcourir aux Argonautes, lesAdroits on les fait aborder font fi éloignésde H route quils auroient & pu tenir; il y9 tnètne une impossibilité fi manifeste quils ayentte nu celle dont Orphée parle, quon voir claire-ment que lintention de ce Poëte nétoit que de^conter unp fable.

Les difficultés qui se présentent en foule à uniMythologue qui veut trouver une véritable his-toire dans cette fiction, nont pas rebuté la plu-part des Sçavans. Eustathe (a) parmi les Anciens,1 a regardée comme une expédition militaire,liquéfié, outre lobjet de la Toison dor, cest-9 'dire, selon lui, le recouvrement clés biens que^hryxus avoit emportés dans la Colchide, avoitEncore dautres motifs, comme celui de trafiquerles côtes du Pont-Euxin, & dy établir quel-

00 Sur le vers 686. de Denys Perigete.

Ee iv