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ques colonies pour en assurer le commerce. Ceu#qui ont voulu ramener la plupart des Fables an-ciennes à l'Histoire sainte, comme le P. Tbo-mailìn & M. Huet , se sont imaginés y voirriiistoire d'Abraham, d’Agar & de Sara, de Moyl~ e■ & de Josué. En suivant de pareilles idées, il n'edpoint de fables lì palpablement fables quellesoient qu’on ne puisse y faire venir.
Eustatbe pour accréditer son sentiment, clicqu’il y avoit un nombre de vaisseaux réunis enune flotte, dont la Navire Argo en étoit comtf> el'Amiral ; mais que les Poëtes n’ont parlé q Lied’un seul vaisseau, & nont nommé que les seulschefs de cette expédition. Je ne pense pas qu'oslen croye cet Auteur fur fa parole, puisqu’il n'e°a d'autre garant que la raison de convenance ,qui exigeoit que les choses fussent ainfl pour qU eson sentiment put se soutenir. M. F Abbé Panier,qui suit assez bien Eustathe dans ce genre depreuves, décide hardiment que cette expéditionm'est point le mystère du grand œuvre. A-t-dprononcé avec connoissance de cause? avoitlû les Philosophes , avoit-il même du grand œu-vre Tidée qu'il faut en avoir? je répondrois bieUqu'il n'en conuoissoit que le nom, mais nulle-ment les principes.
Pour donner une idée juste de cette fiction, dfaudroit prendre la choie dès son origine, expb'quer comment cette prétendue Toison d'or st lCportée dans la Colchide, & faire toute l'histoir ed’Athamas d'Tno, de Nephelé, d'Hellé & dePhryxus, de Léarque & de Mélicerte ; maiscomme npus aurons occaíxon d’en parler dans le