Fables
ce voyage, & aux fables que l'on en a fait eî 'Palephate, qui vouloir expliquer tout à fa ft 0 "tailìe, a imaginé que fous f emblème de la Toi fo std’or, on avoir voulu parler d'une belle statue dece métal, que la mere de Pelops avoir fait faire,& que Phryxus avoir emportée avec lui dans \ 3Colchide. Suidas croit que la Toison d'or éto) £un livre de parchemin qui contenoit l’Art He £ 'métique ou le secret de faire de sor. Toliius 3voulu, dit M. l'Abbé Banier, faire revivre ce tteopinion, &a été suivi par tous les Alchymisf*,'Ï1 est vrai que Jacques Tollius dans son TraJ 1 ®Fórtuita, a adopté ce sentiment; mais M. TAb^Banier, en disant que tous les Alcbymistes p £jrsent comme lui, donne une preuve bien cossvaiueante qu'il n’a pas lû les ouvrages des Pb 1îosophes Hermétiques, qui regardent la fable dki Toison d'or, non pas comme Suidas & Tct'lius, mais comme une allégorie du grand œuv se ’& dé ce qui se passe dans le cours cíes opératio llSde cet Art. On en fera convaincu fi l'on ve^ £prendre la peine de lire les ouvrages de Nico^ sFiâmes, d'Augurelle, de d’Espagnet, de Ph^ 3lethé, &c. Quelques Auteurs ont tenté de doiss^à cette fable un sens purement moral ; mais 1ont échoué : d'autres enfin forcés par í'évide 0 ^Ont -avoué que c'étoit une allégorie faite p° 1 'expliquer les secrets de la Nature, & les oped*tlons de P Art Hermétique; Noël Te Comte elde ce sentiment (a) , quant à cesse fiction , s^ 11cependant l’admettre pçur les autres, Eustatfi îa
(rf) Mjrthol. 1, 6 , c. A