Egyptiennes ët Grecques. 485
Apollonius de Rhodes a beaucoup encore encheríOrphée. Les Argonautes, selon lui, s'étanCdssouvenu que Phinée leur avoir recommandéde s’en retourner dans la Grece par une routedifférente de celle qu'ils avoient tenue en allantà la Colchidej & que cette route avoit été mar-quée par les Prêtres de Thébes en Egypte, en-tèrent dans un grand fleuve, qui leur manqua.
furent obligés, de porter leur vaisseau pendantdouze jours juíqu’à ce qu'ils retrouvèrent la mer,a vec Absyrthe frere de Médée, qui les poursui-vit, & dont ils se défirent, en le coupant enMorceaux. Alors le chêne de Dodone prononçaU11 oracle, qui prédisoit à Jason qu'il ne rever-dit pas fa patrie avant qu’il se fût soumis à lac érémonie de l'eXpiatjon de ce meurtre. Les Ar-gonautes prirent en conséquence la route de iEea,V Circé sœur du Roi de Cochos & tante deMédée faisoit son séjour. Elle fit toutes les céré-monies usitées dans les expiations, & puis lesdtivoya.
Leur navigation fut assez heureuse pendant^elque rems ; mais ils surent jettés fur les Syrtesd Afrique , d'où ils ne fe retirerent qu'avec peine,dt aux conditions rapportées par Orphée.
Il est évident que ces relations font absolu-rent fausses. On excuíè ces Auteurs fur le défautd e connoissance de la géographie & de la navi-§ at ion qui n’étoit pas encore assez perfectionnéeces tems-là. Mais ces erreu'rs font fi groE-fl £ res & fi palpables, que M. TAbbé Banier avecd^aucoup d'autres Mythologues qui admettenta vérité de cette expéditiçn , a’ent pu s’empêcbetL Partie , H h