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de dire (a) que c’étoit le comble de l’ignorance&c une fiction puérile, que ces Auteurs nord jemployée que pour étaler ce qui se sçavoit de jleur tems fur les Peuples qui habitoient ces cosl' ,trées éloignées. Ce l'çavant Mythologue avoue jaulïì que la plupart de ces Peuples font incoti- |nus, & ssexistoient même pas au tems d'Or-phée, ou d’Onomacrite. II étoit cependant né-cessaire de trouver dans ces Poètes quelques chose*fur lesquelles M. f Abbé Panier pût établir so asystème historique. Apollonius lui a fourni U 11 :
fondement bien peu iolide à la vérité. Ce sofl £ 1des prétendues colonnes de la Colchide, fur leí- |quelles ce Poète dit que toutes les routes connues jen ce tems-là croient gravées. Séfostris est préci' ísèment celui qui, suivant ce Mythologue, av<» £sait élever ces colonnes. Malheureusement S?fostris ne vint au monde que long-tems aprèscette prétendue expédition, en admettant rnê& ela réalité de ce voyage au tems où ce Sçavant eUíxe Tépoque. Mais cette difficulté n’étoit pas jconséquence pour lui. Apollonius, dit-il, poffi'doit sans doute U histoire de Sésojìris , & quoiqu’el^fut pojtérieure a. l’expédition des Argonautes, 1a pu par anticipation parler des monumens que j
Conquérant laiffa dans la Colchide. Je laisse aLÍLecteur à juger de la solidité de cette preuve-Pour moi j’aime mieux expliquer Apollonius p 3Ílui-même, & dire avec lui que la route qu’il f 3 ! 1tenir aux Argonautes est la même qui -leur av'ostété marquée par les Prêtres d’Egypte, C’est id 1 '
(<r) T, IÍI, p. 242,