49 6 Fables
Les Poëtes qui parurent dans la fuite, & qnlignoroient le point de vue des premiers, ne vi' jrent dans leurs ouvrages que le merveilleux.traitèrent les matières suivant leur génie, & abtf'íèrent du privilège qu’ils avoient de tout oser
. . ’. Pifloribus atque Po'ètis -
Quìdlìbet audendifemper fuit aqua potestas.
Hor. Art. Poët. j
Sur ce principe, quand ils cíioiíîrent pour îtt 3 'tiere de leurs ouvrages des sujets déja traités,^ 5en conservèrent le fond , mais ils y ajoutèrentou en retranchèrent des circonstances, ou y firel^quelques changemens à leur fantaisie, & ne s ajj'pliquerent, pour,ainsi dire, qu’à exciter sac!m 1 'ration Ôc la surprise, par le merveilleux qtsils 1répandoient, sans avoir d’autre but que celuiplaire. II n’est donc pas surprenant que l’on trou^chez eux des traits qui peuvent s’expliquer dl’objet que s’étoient proposés leurs prédécesseur 5 'Mais comme un sujet est susceptible deallégories différentes, chaque Poëte l’a traú efa maniéré. Je ne prétends donc pas que tou^les Fables puisent être expliquées par mon fyrême, mais seulement les anciennes, qui ^pour base les fictions Egyptiennes & Phénicienés; puisqu’ón sçait que les plus anciensGrecs y ont puisé les leurs, comme il seroitde le prouver en en faisan t une concordantsqui prouveroit clairement qu’elles ont toute s *même objet.
Les Fables ne font dyne pas toutes des
íovf
t