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Tome premier.
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523
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Egyptiennes et Grecques. 523

est donc x°. de trouver cette matière, 8 c c'est surcela quHercule va consulter les Nymphes, quile renvoyent à Nérée le plus ancien des Dieuxsuivant Orphée, fils de la Terre & de TEau, oude TOcéan & de Thétis ; celui- même qui pré-dit à Paris la ruine de Troye, & qui fut perede Thétis mere csAchille. Homere (a)Tappellele F'ieillard; 8 c son nom fignifie humide. Voilàdonc cette matière si commune, fi vile, si mé-prisée. LorfquHercule se présentoir à lui, il nepouvoir le reconnoître. & avoir raison de lui,parce qusil le trouvoit chaque fois fous une nou-velle forme j mais enfin il le reconnut, & lepressa avec tant dinstances, quil Tobligea à luidéclarer tout. Ces métamorphoses font prises dela nature même de cette matière, que Basile Va-lentin (é), Hairnon (c), & beaucoup d'autresdisent navoir aucune forme déterminée, maisquelle est susceptible de toutes ; qu'elle devienthuile dans la noix & solive, vin dans le raisin ,amere dans Tabsynthe, douce dans le sucre, poi-son dans un sujet, thériaque dans lautre. Her-cule voyoit Nérée fous toutes ces formes diffé-rentes j mais ce nétoit pas fous celles- qu'i!Vouloir le voir. II fit donc tant quensin il le dé-couvrit fous cette forme , qui ne présente rien degracieux ni de spécifié, telle qssest la matièrePhilosophique. II est donc nécessaire d'avoir re-cours à Nérée j mais comme ce nest pas assezû avoir trouvé la matière vraye & prochaine de

(o) Uiad. 1. 18. v- z6.(b) 12 Clefs,

(c) Epist.