Ç2S Fables
Lune j la jaune à Vénus, la rougeâtre à Mars#& la pourprée au Soleil j ils ont même appellerégné le rems que dure chaque couleur. Tels íbntles méraux Philosophiques, & non les vulgaires »auxquels les Chymistes ont donné les mêmesnoms. Faisons une réflexion k ce sujet. Un com'posé de deux choses, l’une aqueuse & volatile»l’autre terrestre & fixe, étant miíè dans un vase»s J il.y survient une fermentation & une dissolu-tion , if apparoitra des couleurs ou qui se succé-deront, \>u qui se manifesteront mélangées com-me celles dé la queue de Paon ou de l'Arc-est-er el. Je suppose qu’un homme -Fesprit, de gé-nie, d’une imagination féconde , se mette en têtsde personnifier la matière du composé & les cou-leurs qui y surviennent j qssétant ensuite parfai-tement au fait, par ses observations, des combatsqui se donnent entre ce fixe & ce volatil, Scdes différens changemens, ou des variations decouleurs qu’ils produisent, il lui prenne envied’eii fabriquer une sable, une fiction allégorique,un roman , qu’il remplira des actions de person-nes feintes, que son imagination lui fournira ;lui sera-t-il difiìcile de donner à cette fiction l'a 1 .íd’une histoire vraisemblable ? puisque suivant I etémoignage d'Horacc :
..... Cui h£ta potenter erit resNec facundia deferet hune nec lucidus ordo.
In Art. Poët.
Ne suflfira-t-il pas pour parvenir à ce butfaire entrer les lieux connus, qui conviendront