Egyptiennes et Grecques.
Ncièr, & récompense Midas par le pouvoir qu’illui donne de convertir en or tout ce qisil tou-cherait. Ce Dieu ne pouvoit donner que ce qu’ilpossedoit lui-même ; il étoit donc un Dieu auri-fique. Cette propriété aurait dû occasionner auxMythologues quelques réflexions ; mais commetls n'ont lû les fables qtsavec un esprit remplide préjugés pour l’hifloire ou la morale, ils n’yont vû que cela. L’or est Tobjet de la passiondes avarie!eux; ont feint que Midas demande àDenys le pouvoir d’en faire tout ce qu’il voudra jon conclu qu’il est un avare, & le plus avaredes hommes. Mais si l’on avoit fait attentionque c’est à Denys qu’il fait cette demande , &que ce Dieu la lui accorde de ía pleine autorité,fans recourir ni à Jupiter son pere, ni à PiuronDieu des richesses ; on aurait pensé naturelle-ment que Bacchus étoit un Dieu d’or, un prin-cipe aurifique, qui peut transmuer lui-même, Secommuniquer à d’autres le même pouvoir deconvertir tout en or, au moins tout ce qui esttrani'muabie. Lorsque les Poètes nous disent quetout devenoit or dans les mains de Midas jus-qu’aux mets qu’on lui servoit poúr sa nourriture;°n sçait bien qu’on ne peut l’entendre qu’allé-goriquement. Austì est-ce une suite naturelle dece qui avoit précédé. Midas ayant conduit Silènea Bacchus; c’est-à-dire, la terre Phrygienne,ayant fixé une partie du volatil, tout est devenufixe, & par conséquent pierre transmuante desPhilosophes. 11 reçoit de Bacchus le pouvoir detransmuer, il l’avoit quant à l’argent; mais ilpouvoir obtenir cette propriété quant à l’or,