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Tome premier.
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559
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Egyptiennes et Grecques.

Ncièr, & récompense Midas par le pouvoir quillui donne de convertir en or tout ce qisil tou-cherait. Ce Dieu ne pouvoit donner que ce quilpossedoit lui-même ; il étoit donc un Dieu auri-fique. Cette propriété aurait occasionner auxMythologues quelques réflexions ; mais commetls n'ont les fables qtsavec un esprit remplide préjugés pour lhifloire ou la morale, ils nyont que cela. Lor est Tobjet de la passiondes avarie!eux; ont feint que Midas demande àDenys le pouvoir den faire tout ce quil voudra jon conclu quil est un avare, & le plus avaredes hommes. Mais si lon avoit fait attentionque cest à Denys quil fait cette demande , &que ce Dieu la lui accorde de ía pleine autorité,fans recourir ni à Jupiter son pere, ni à PiuronDieu des richesses ; on aurait pensé naturelle-ment que Bacchus étoit un Dieu dor, un prin-cipe aurifique, qui peut transmuer lui-même, Secommuniquer à dautres le même pouvoir deconvertir tout en or, au moins tout ce qui esttrani'muabie. Lorsque les Poètes nous disent quetout devenoit or dans les mains de Midas jus-quaux mets quon lui servoit poúr sa nourriture;°n sçait bien quon ne peut lentendre quallé-goriquement. Austì est-ce une suite naturelle dece qui avoit précédé. Midas ayant conduit Silènea Bacchus; cest-à-dire, la terre Phrygienne,ayant fixé une partie du volatil, tout est devenufixe, & par conséquent pierre transmuante desPhilosophes. 11 reçoit de Bacchus le pouvoir detransmuer, il lavoit quant à largent; mais ilpouvoir obtenir cette propriété quant à lor,