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Tome premier.
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5§o Fables

que de. Baccbus, parce que ce Dieu est la pierreau rouge, qui feule peut convertir en or les mé-taux imparfaits. Je lai expliqué assez au longdans le premier livre, en parlant d'Ofiris, quetout le monde convient être le même que Denysou Bacchus.

On peut aussi fe rappelles que j'ai expliqué lesSatyres & les Bacchantes des parties volatiles dela matière, qui circulent dans le vase. (fest la ,raison qui a fait dire aux inventeurs de ces fic-tions, que Silène étoit lui-même un Satyre filsd'une Nymphe ou de l'£au, & îe pere des autresSatyres; car on ne pouvoir, ce semble, mieuxindiquer la matière de l'Art Hermétique, quepar le portrait que l'on nous fait du bon homme jS ilène. Son extérieur grossier, pesant, rustique& fait, ce semble, pour être tourné en ridicule,propre à exciter la risée des en fan s, cachoi t ce-pendant quelque chose de bien excellent, puis-que l'idée quon a voulu nous en donner est celted'un Philosophe consommé. 11 en est de mêmede la matière du Magistere, méprisée de tout temonde, foulée aux pieds, & quelquefois mêmeservant de jouet aux en fan s, comme le diseti* .les Philosophes, elle n'a rien qui attirent les jregards. On la trouve par tout comme les Nym- jphes, dans les prés, les champs, les bois, tesmontagnes, les vallées, les jardins: tout le inondela volt, & tout le monde la méprise, à cauíè deion apparence vile, 8 c quelle est fi commune,que le pauvre peut en avoir comme le riche,lans que personne sy oppose, & íàns employé^de largent pour l'acquérir,