Egyptiennes et Grecques. 571'
Comme Pontanus (a) fur la vraye matière. IIcommence alors à sentir une joye, une satisfac-tion & une véritable tranquillité, parce qisiiVoit ses espérances fondées fur une base solide.Ne seroit ce donc pas un âge vraiment d’or, dansle sens même d’Ovide, où l’homme vivroit con-tent, & le cœur & l’esprit plein de satisfaction?
CHAPITRE VII.
Des Play es d’or.
L ES Poëtes ont souvent parlé de pluyes d’or,& quelques Auteurs Payens ont eu la foi-blessede rapporter comme vrai, qu’il tomba unepluye d’or à Rhodes, lorsque le Soleil y couchaavec Vénus. On pardonneroit cela aux Poètes;ruais que Strabon nous dise (ù) qu’il plut de Poeà Rhodes, lorsque Minerve naquit du cerveaude Jupiter. On ne sçauroit la lui passer. PlusieursAuteurs nous assurent à la vérité, qu’en tel outel tems, il plut des pierres, du íkng, ou quelqueliqueur qui lui ressembloit, des insectes. Biendes gens protestent même encore aujourd’huiavoir vù pleuvoir des petites grenouilles ; qu’eílestomboient en abondance fur leurs chapeaux mê-lées avec une pluye d’orage; qu’ils en avoiencvù une íi grande quantité, que la terre en étoicPreíque couverte. Sans entrer dans la recherchedes causes physiques de tels phénomènes, Sc íàns
(a) Epist. (£) Liv. 14,