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Fables
LIVRE IV.
Fêtes , Cérémonies , Combats & Jeuxinjiitués en éhonneur des Dieux.
L 'HOMME ne peut guéres compter fur J*fidélité de fa mémoire : à la longue les fast*fe confondent, leurs circonstances s'obfcurcifsent , & l'imaginatîon y supplée par fa facul seinventive. La tradition verbale sondée fur utt ebaie fi peu solide, est conséquemment fujettsLux mêmes inconvéniens. Les aidions pasteldepuis long-tems, & les choses qui ne fe voye sl£point étant à peu près le même pour nous, il 3fallu pour en rappelles la mémoire, ou en fix eílfidée, les présenter à nos yeux sous la form ede quelque objet sensible , parce que les chof eStpii frappent nôtre vue, /impriment bien pl jSprofondément dans notre esprit, que ce que nv^Sn apprenons que par le discours : ;
.... Minus feriunt dencìjsa per auresQuam qutz sunt oculissubjeda fidelibus. |
Horat. Art. Poët.
Sur ce principe, les Anciens, tant Juifs q 11 ®Payens, instituèrent des-fêtes & des cérémonies ,pour rappeller dans la mémoire des Peuples r e (faits dont le souvenir méritait d’être coul erve