A l’Eau Forte et au Burin. 6ziches font de petits bâtons tournés garnis par lebout de longues viroles de cuivre creuses, qu’onemplit de cire d’Efpagne fondue , & l’on y fait en-trer les éguilles pendant qu’elle est encore chaude.Quand à force de s’en servir elles font devenuestrop courtes, il n’y a qu’à chauffer la virole jufqu’àce que la cire s’amollisse, & en retirant les pointes,on les allongera comme on voudra. II faut en avoirplusieurs de trois ou quatre grosseurs différentes ,qui iront en grossissant jufqu’à l’échoppe qui fera laplus grosse. On leur éguife d’abord la pointe lon-gue & également fine à tous, l’on use ensuite par lebout celles que Ton veut faire un peu plus grosses ,& l’on y fait une pointe plus ou moins courte sui-vant í’inclinaifon avec laquelle on tient le mancheen les éguifant, & selon qu’on veut les rendre plusou moins grosses. Par ce moyen elles mordronttoutes un peu dans le cuivre, & ne vous empêche-ront pas par leur grosseur de bien voir l’endroit oùvous les placez, ce qui est de conséquence, surtoutquand on grave du petit. Comme il est difficile deleurs faire une pointe parfaitement ronde, on a ima-giné de faire au bout de la pierre à éguifer un efpe-ce de petit canal dans lequel on les éguife en allant& venant le long de ce canal, & en tournant en"lente te ms le manche entre fes doigts.
L’ufage de l’échoppe au vernis mol est fort bonpour les choses qui doivent être gravées d’une ma-niéré brute , comme les terreins, troncs d’arbres ,murailles, Lee. qui demandent de la force avec untravail grignoté , comme nous le dirons cy-après.On remarquera ici que quoique cet outil ne semblepropre qu’à faire de gros traits, on peut néanmoinss en servir ausiî pour faire les traits plus fins & dé-les », en le tenant fur le côté où il est le plus étroit :