Des Cheminées. Livre I. 55
du bois, qui par leur groíîcur, leurroideur, leur grand mouvement brû-lent, desièchent, usent les poumons,perdent les yeux , comme on le rc-connoît par la douleur que l’on ysent, & par la rougeur qu’elles ycausent souvent, & qui sont le mê-me effet fur la peau délicate des Da-mes , quoique moins sensiblement,que furies paupières des yeux, & eneti dérangeant les fibres, changent 6cgâtent absolument leur teint : touteslâcheuses incommodités ausquelleson n’est point exposé par le moyen deces nouvelles cheminées.
Mais si cette maniéré d’échaufferU chambre est utile à ceux qui se por-tent bien, l'on peut dire qu’elle estnécessaire aux malades , à ceux quiles gouvernent, &C qui les voient :
Car l’haleine gâtée des malades,los humeurs corrompues qu’ils trans-pirent , ce qui s’exhale des remedesqu’ils prennent, & qu’ils rendent, semêlant continuellement avec un airqui reste toujours le même , ( parceque l’on n’ose rien ouvrir pour enfaire entrer de nouveau, pour peuD 4 qu’il