5 6 La Mechanïque dufeu.
qu’il fasse froid, ) le corrompent deplus en plus , ainsi un malade res-pire un air plus corrompu, plus em-pesté que celui qu’il exhale j ceux quile voient, respirent le même ; 6c peut-on douter que ce ne soit souvent lacause de la mort des infirmes, 6c de lamaladie de cerne qui les ont gouver-nés , ou qui les ont vus souvent ?
Mais si par le moyen de ces chemi-nées on laisse continuellement entrerde nouvel air chaud, 6c au degré dechaleur que le malade le pourra souf-frir, cet air nouveau chassera conti-nuellement celui de la chambre, 8c enfera respirer de plus pur 8c de plussain au malade, 6c à tous ceux quifont dans fa chambre, 6c les garantirades incommodités 6c des maux qu’unair empoisonné leur auroit infailli-blement causé.
Cette même chaleur que l’on peutainsi introduire 6c entretenir dans lachambre d’un malade à tel degré quel’on veut, fait qu’il n’est point néces-saire de le tenir si couvert que l’on faitordinairement, jusqu’à l’accabler, &l’étouffer pour ainsi dire, 6c que lui-