68 La Mechanìque du feu.que les rivières, les arbres, les plan-tes gelent plûtôt & plus fort danscette seule disposition de l’air , quelorfqu’il fait beaucoup de vent, &cela d’autant plus qu’il est plus mêléde parties aqueuses gelées > & dansce cas il est auísi très-cuifant pour lescorps animés , parceque les partiesd’eau gelées étant comme autant depetites aiguilles, non seulement ellestouchent & frappent la peau, maiselles la pénétrent en partie, & tou-chent ainsi des parties plus sensiblesque ne le font celles du dessus de lapeau exterieure.
Ce font ces petites parties d’eaugelées, mêlées avec l’air, qui ren-dent le froid si sensible le matin quandle Soleil se leve, & qu’il a gelé la nuitíur tout lorfqu’il y a quelques fst"mats fur la terre ; car le Soleil élevantces petites parties gelées & roides,avant qu’il les ait fondues & renduesflexibles, elles Rappliquent à tousles corps qu’elles touchent, s’enfon-cent même dedans en partie, & 1®refroidissent plus que n’a fait le froidde la nuit.
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