Des Chemin ées . L ivre I. 73
métré, c’ést apparemment parce quene touchant point cette liqueur àcause du verre qui la renferme, il n’enarrête point le mouvement, commeil fait celui de nos fibres, au contraires’il passe quelques-unes de ses par-ticules , ou de la matière étherécqu’il renferme, au travers du verre,comme cela est fans doute, ce quien entre ayant plus de mouvementque n’en ont les parties de la liqueur ,il la raréfié, & réchauffe loin de larefroidir , cbmme il feroit les corpssensibles fur lesquels il donneroit im-médiatement ; nous ne sentirions pasaussi cet air froid, si nous avions lamain appuyée derrière un verre con-tre lequel il soufflât, pourvû que nousn’euísions pas la main trop chaude;j’en ai fait plus d’une fois l’experien-ce, & en ce cas peut-être même lesentirions-nous chaud, si nous avionsle toucher assez délicat, ou que nousn’euffions qu’une chaleur à peu prèségale à celle de l’air , au lieu quenous le sentons froid quand il frappedirectement fur notre main ; commenous éprouvons auffi que ce mêmeE f aix