ÍZ PRÉFACE.
son t toujours plus de la vérité, qui eítmon but.
On n’avoit ci-devant que des notionspurement locales; chaque mine fut consi-dérée indépendante du tout, & personnen’avoit seulement osé soupçonner que lamontagne salifere eut des connexions horsdu gouvernement d’Aigle, jusqu’au lac deThoun & au-delà. Ces vues rétrécies ontété très - nuisibles, & on doit les regardercomme la principale cause des sommesénormes qu’on a jctc dans les mines, non-seulement lans luccès, mais au grand pré-judice des sources salées.
Les fautes commises & leurs causes pa-roîtront dans le corps de l’ouvrage ; jen’en parlerai donc pas ici. Mais le publicest imbu d’une erreur qu’il convient d’exa-miner avant que d’aller plus loin. On a cons-tamment crié contre les nationaux qui ontdirigé les travaux des mines, & on a in-sisté fur des étrangers. II faut convenir quenotre patrie n’a pas encore produit un seulsujet, dont on puisse dire qu’il ait possédé