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grandes choses; mais elle les opère lente-ment , & la reproduction continue du selsuffisant pour saler des sources considérablesne suppose point de lenteur.
Mais pourquoi chercher le merveilleux,pendant que nous voyons en tant de lieuxle chemin simple & uni que la nature prendpour saler les sources ? En combien d’endroitsdu monde ne voit-on pas des sources coulerfur des rocs de sel? Pourquoi chercher uneautre cause à un effet semblable?
Ce n’est pas tout : il falloit penser quel’acide marin, qui nage dans l’air, n’est pasplus en état de produire du sel par luûmême, que seau ne peut faire du pain sansfarine. II lui faut fa base qui est l’alcaliminéral, substance qui ne se volatilise point,qu’on appelle même fixe à cause de cela,& qu’on n’a peut-être jamais trouvée entière-ment libre dans la nature. Car dans le casmême cité dans les lettres de M. de Born ,il paroit que l’alcali minéral n’est pas parfai-tement libre, mais que la terre argilleusequi s’y trouve melée, & dont l’acide devroit
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