( 6; )
que celui-ci suppléeroit aux autres inconvé-niens qu’ils croyoient appercevoir.
Si quelqu’un conservoit néanmoins encoredes doutes, je lui conseillerois de sacrifierquelques livres d’étoupes, & d’en faire faireune grosse corde fort lâche & longue dequelques pieds. En pendant cette corde per-pendiculairement dans un baquet d’eau, elledoit dégoûter à force par le haut, si la forced’attraction ou de faction a lieu jufqu’à cepoint; mais si elle ne peut pas s’étendre àquelques pieds , on conviendra qu’elle lepourra bien moins à plusieurs milliers depieds (I).
Nous voyons donc qu’il n’est pas possibled’admettre la mer comme l’origine des sour-ces salées. II falloit d’ailleurs penser que l’eaude la mer est bien différente de celle dessources salées ; qu’elle est chargée d’une quan-
(i) Voyez ce que dit M. Nollet, qui a fait beau-coup de recherches fur l’attraction des tuyaux capillai-res. Leçons de physique , Tom. I, pag. 459 , sixièmeédition. Consultez aussi la Théorie de la figure de laterre , par M. Clairault, & les Dissertations de M.Waitbrecht , Mém. de Pétersbourg , T. YIU & IX-