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Je ne saurois donc regarder les corps ma*rìns pétrifiés comme les médailles du dé-luge ; puisque ces prétendues médailles de-vroient se trouver également dans les pays
flater qu’une seconde lecture attentive me dispensera d’yrépondre. Je sais très-bien que les montagnes calcairesont été formées dans l’eau; cela est si évident, si fortlié avec mes idées & avec ce que j’ai avancé par-tout,que je croyois pouvoir me passer de reprendre ce fil. Jecrois même très - possible que les roches qu’on nommeprimitives y aient été formées, & cela me paroît indu-bitable de la plupart; mais je le répète, je ne puis, &ne saurois jamais croire que , du temps de cette forma-tion assez tranquille dans l’eau , nos montagnes aient prisleur existence protubérante actuelle. Plus je les parcours& plus je trouve de raisons convaincantes du contraire.Qu’on les regarde avec réflexion, où la nature a portéses grands efforts, & qu’on fe rende compte de la situa-tion de leurs couches, si on le peut, autrement que pafdes révolutions souterraines ! Les dépôts par stratificationdont toutes nos montagnes fournissent des exemples simultipliés & si frappans, ne peuvent fe faire que fur desplans horifontaux ou peu inclinés ;> cela me paroît évi-dent. Que faire alors de ces couches tortueuses, perpen-diculaires , recourbées souvent en sens si différens? Nepouvant sortir d’embarras, on a eu recours à la crystalli-íation. Et que n’a-t-on pas fait crystallifer dans ces der-niers temps ? L’homme même ! Pour peu qu’on ait examinéla nature des différentes couches des montagnes, on voitque cette prétendue crystallifationest inadmissible pour ceux