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Ayant considéré la nature ailleurs, exa-minons-la chez nous pour comparer. Si onperçoit dans certains endroits de notre mon-tagne, on trouveroit d’abord la terre végé-tale, ensuite le roc calcaire coquiller, suivide couches marneuses ; après cela le gypseavec toutes ses variations. Ailleurs on trouvele roc calcaire dur, le gypse, le roc mar-neux , des couches argilleuses noires, le gypse.II y a peut-être peu de montagnes aussi fouil-lées que celle du gouvernement d’Aigle, àla recherche du sel, & aucune dont on puissedéterminer les couches avec plus de facilité ;elle a presque tout en commun avec lesmontagnes gypse uses, ou bancs gypseux desautres pays ; mais elle a en outre une parti-cularité dont il est temps de faire mention.Elle est traversée dans fa largeur d’une fenteprodigieuse, remplie d’un roc argilleux plusou moins friable , cependant quelquefois très-compact dans la profondeur ; gras au tou-cher , noir & souvent sans consistance. C’eílde ce roc noir que semblent sortir toutes lessources salées de notre montagne gypseuse,