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à huit mille pieds, qui pénétré dans la terrejusqu’en B, où il y ait un banc ou roc desel. Cette source s’y salera , & si elle n’ytrouve point d’issue par le bas, elle en cher-chera une par le haut, qu’elle trouvera parle chemin quelconque de B C. Si elle trouveen C une issue libre, elle descendra par CD & se manifestera ou non au jour, selonla nature des obstacles qu’elle rencontrera.
La profondeur du point B reste ici indé-terminée , & ne signifie rien du tout à l’égardde l’exemple que je viens d’expliquer ; carquelle que soit cette profondeur, il suffitque A soit au - dessus du niveau vrai de C,pour que la source remonte en ce dernierpoint, si elle ne trouve pas d'autre issue.Même l’éloignement de A & C ne fait aucunobstacle au cas présent, quel qu’il soit; ilsuffit que le niveau réel de A soit au-dessusde C, pour qu’une source en A sorte en C (I).
( i ) M. de Saussure m’observe que, quoique leprincipe ci - dessus soit rigoureusement vrai, il trouvemon expression, quelle que soit la profondeur & T éloi-gnement , trop générale & trop forte ; parce que le frotte-