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Essai sur la montagne salifère du Gouvernement d'Aigle, situé dans le Canton de Berne / par François Sam. Wild
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sicux à lexcès, pendant que son corps mêmeconsiste en bonne partie de couches fort incli-nées & souvent t o u t-à-fai t pevpen diculaires (I),

( i ) M le comte de Buffon attaque M. de Saussureavec assez daigreur sur lexpreffion de couche perpendi-culaire. Mais de ce que M. de Buffon navoit peut-êtrejamais vu de ces couches & quil ne pouvoit sen formerune idée, il nétoit pas dit quil nen existât point. Lerang que M. de Saussure occupe parmi les savans delordre exact, devoit au moins faire supposer quil enten-doit la valeur dune expression. 11 me semble que la ques-tion se réduit à ceci. La position exige-t-elle un change-ment dans la substance de lexpression? Une couche da-bord horisontale, à laquelle un événement quelconquedonne une position verticale, conserve-t-elle le nom decouche, ou non? II paroît que cela ne se demande pas,dans une langue dans laquelle on applique des couchesmême àson plafond. Les Grecs avoient le mot d eçTçûpMencore bien plus décisif, quant à la position, que celuide couche, cependant cette langue, à laquelle aucunedes modernes ne peut se comparer pour la justesse , lélé-gance & la richesse, avoit adopté le mot de çTgupciTcL ,pour exprimer un livre qui contenoit toute sorte de chosesvariées. Cest comme si nous disions un livre composé decouches. Les Latins disoient Jìratum pour couche ; cemot vient de Jlernere , comme stratus , qui signifie cepen-dant couvert. (Voy. Solin, c. 57.) Mot qui emporteune déviation beaucoup plus forte que celle de coucheperpendiculaire. Les Allemands ont une expression indé-pendante dune position donnée, cest celle de fchicht.Mais M. de Saussure écrit en franqois, & couchée, de