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Venule de sel, j’y fis peu d’attention alors. Ellegagna néanmoins íì considérablement, qu’au-jourd’hui presque toute la surface est couverted’une légère sueur salée , dont la qualité peutêtre de deux à trois pour cent, à juger parle goût.
Cette sueur m’intrigua beaucoup. Je n’avoisjamais apperçu de trace de sel dans notre rocqui fut lié avec lui & dont il fut imprégné ;d’ailleurs l’expérience que M. de Saussure en.avoit fait, & dont il rend compte en parlantde nos salines, m’avoit parfaitement tranquillisésur les miennes. Je me décidai cependant àréitérer l’expérience un peu plus en grand.Pour cet effet, je choisis un fragment du rocdans le réservoir à l’endroit le plus sec, leplus solide & le plus dégagé de toute appa-rence saline. Je le fis piler & palier au tamisen totalité ; après quoi j’en pris 24 onces,poids de marc, que je lessivai exactementavec de l’eau froide. Je filtrai la solution, &j’en pris une petite portion fur laquelle jeversai de la solution d’argent. L’eau se trou-bla comme font les eaux vitrioliques phlogil-
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