3io Traité de la Préparation
de voir qu’il faut que la premiere chute soit plus élevéeque les autres, & qu’il faut auíîi nécessairement, ou quele premier bocard soit lui-même plus élevé, ou queson axe soit posé plus haut qu’on ne le voit ici. Dansl’une à l’autre circonstance il y a des dispositions parti-culières à faire pour rétablissement d’un bocard. Dansla premiere on élevé le fol du bâtiment, ou l’on faitune bâtisse exprès dans la proportion qu’il faut pourrecevoir l’axe. Dans la seconde il faut que les bras despilons soient posés plus haut, pour répondre aux camesdont l’axe est garni ; & dans ce dernier cas, il arrive sou-vent que les bras des pilons fe trouvent entre les deuxliteaux {mm ), ce qui n’empêche pas que les pilons nesoient également bien maintenus.
Notre texte dit qu’un tel bocard bien conditionné Scdirigé comme il faut, peut piler par semaine cent chariotsde minérais(i) d’une moyenne solidité; il recommanded’avoir une provision de pilons, èc de tout ce qui estnécessaire pour changer en cas de besoin.
Un bocard pour piler à sec n'est différent de celui-ci,qu’en ce que son auge est autrement disposée ; il n’aqu’une paroi du côté de Taxe, l’autre côté restantouvert, pour donner la facilité , tant de jetter le mine-rai , que d’en retirer celui qui-est pilé. Son sol est tou-jours couvert de plaques, ce qui est presque de nécessitédans cptte circonstance, attendu qu’on ne saurait former
(i) Il saur entendre seulement ceci des chariots de Freyberg, quifont petits &C étroits.