des Mines.
3i
un sol solide à íec; mais, comme on le sent, ce pilageexige beaucoup plus de foin que le précédent.
Observations & remarques importantes fur le bocardage.
II y a deux maniérés différentes de piler au bocard,selon lesquelles on a un gros grain ou un petit grain.La maniéré de piler en gros grain s’emploie pour lesmines légeres, qui sont ordinairement les plus richeslorsqu’on a lieu de craindre qu’en les pilant fin, ellesn’acquierent trop de légéreté , qu’elles n’aient pasassez de poids pour so précipiter, & qu’en conséquenceelles ne soient entraînées par l’eau. II vaut mieuxque ces parties de mines riches retiennent encore uneportion de la roche avec elles, que de risquer de lesperdre en les divisant trop ; il est clair que ces par-ties , contenant encore de la roche, & ayant plus demasse eu égard à leur surface, doivent se précipiter plusvîte Lc avant les autres, qui sont trop divisées. Noussommes par conséquent en cela bien éloignés de nousconformer à notre texte , qui dit dans un endroit pré-cisément le contraire, persuadé qu’on doit les dégagerautant qu’il est possible de leur roche, Lc qu on remédieensuite à ^inconvénient de leur ténuité , au moyen destables drapées : méthode absolument inutile, commenous le verrons ci-après.D’ailleurs nous avons déja fait sentirdans le Chapitre cinquième, qu’il y a certains minéraisqui ne doivent point être bocardés; tels font ceux quicontiennent des parties de mine d’argent blanche, grisecu rouge, & sur-tout si ces parties y sont très ténues ou