SUR L’ART DES MINES. 7
roches ; c’est-à-dire, que le roc est par feuilles les unesfur les autres, ou les unes à côté des autres. Dans lespremières, on trouve , ordinairement, ces couches deniveau, ou plus ou moins inclinantes à la parallèle defhorifon; mais souvent sans ordre, confondues Sc jettéesde côté Sc d’autre. Ces espèces de montagnes fontappellées montagnes à couches , par ce que leurs bancsfont les uns íur les autres, à peu-près horifontaux, quandmême ils auroient souffert des changemens dans leurdirection ; mais dans les secondes les bancs suiventmieux leur direction vers un des points cardinaux, ainsique leur pente, avec cette diftérence , que n’étant pashoriíòntalement les uns fur les autres , ils s’inclinent,obliquement, dans les profondeurs , quoiqssil y ait aussi
des montagnes de la seconde claffe dont le roc plussolide, semble n être point séparé par banc; malgré cela,on y découvre quelques fentes, dont la dissolution- àl’air libre , faìt voir qu’eíles étoient de cette nature. Cefont ces moyennes montagnes qu’on appelle montagnes àveines. Dans les plus hautes montagnes, on ne rencontrepoint le roc par banc ; il est solide par-tout, Sc commes’il étoit fondu d'une pièce. Les montagnes ijolées qu’ontrouve dans la plaine, font aussi des montagnes de lapremière classe ou à couches. Il est faux , Sc tout-à-faítcontraire à f expérience, qu elles ne consistent point encouches de terre Sc pierre, comme quelques Auteursfont avancé. Car , en examinant leur construction