-V O T E.
J e trouve nécessaire de m’étendre sur une opinion que j’aí avancéeau §. i B de la première Partie, afìn de lever tous les doutes ôcdétruire les objections qu’on pourroit faire, ainsi que celles quiont dé j a été faites. J’ai dit dans ce même Paragraphe, que les cre-vasses des montagnes font provenues en partie du dessèchement*On voudra peut-être bien ne pas m’imputer d’avoir prétendu queles montagnes ont pu se dessécher comme un petit monceau deterre , ou comme une terre labourable, par la transpiration deson humidité. Ce dessèchement s’est opéré par la dissipation desparcelles d’eau qui se trouvèrent mélangées avec la masse ; ce quise fit au travers des pores de cette masse, depuis le sommet desmontagnes nouvellement entassées jufqu’à leurs pieds, en trou-vant une issue aux pieds de ces mêmes montagnes. Par cettedissipation des particules humides, il a nécessairement fallu queles solides se concentrent par leur gravité spécifique pour formerpar leur cohésion cette masse, que nous appelions le roc. Maiscomme, par cette concentration, ils occupoient moins d’espace,il en a dû résulter, lors de cette condensité, une séparation du rocen plusieurs endroits ; cl’où il fuit évidemment que dans les nou-velles montagnes, même dans les parties intermédiaires de leurdifférente accumulation de lits, les crevasses se sont formées pro-portionnellement à la masse de la montagne. Si on réfléchit mûre-ment fur cette opération naturelle, & si on fait attention en mêmetemps à ce que j'ai dit dans ce même §. 18 , tous les doutes serontlevés. Les autres objections formées fur ce système, ne proviennentque du peu d’expérience dans la nature des souterrains : elles neméritent conséquemment point qu’on les réfute.